Parcours

Juin 2005 : La rencontre

 


 

 

Au rayon pma, on a pris le dessert avant l’entrée :

Mai / août 2009 : Douleurs à l’aine chez Lui, échos, kyste, opération en vue, spermo et recueil de sperme au-cas-où (ce serait cancéreux et qu’une radiothérapie soit nécessaire), résultats du spermo pas brillant, opération, c’était bénin, on pousse un grand ouf de soulagement, il range bien au fond dans ses affaires ce spermo auquel moi je ne vais pas arrêter de penser…

 

Janvier 2010 : On brûle la dernière plaquette de pilule sur le bûcher de notre désir d’enfant (oui vous avez pas fait ça vous ?)

 

Juin 2010 : Toujours pas de grossesse, mauvais pressentiment, je repars à la recherche du spermo maudit, le retrouve dans la pochette « Véto » (je t’ai pas dit, on est dotés d’un félin incroyable), je le relis et fais mon entrée dans le monde merveilleux des requêtes Google avec plein de mots barbares. Rendez-vous avec ma gynéco de ville qui tord la bouche en voyant le bout de papier.

 

Septembre 2010 : Première consultation avec Dr Connard n°1. Il officie dans un très beau cabinet d’un célèbre boulevard cossu du 8e arrondissement de Paris, répète à chaque rendez-vous qu’il « faut être confiants mais ne pas afficher un optimisme béat » et t’appelle Marion à l’occasion.

 

Septembre 2010 / Janvier 2011 : Mille examens, tests de Hühner (négatifs), prises de sang hormonologie/sérologie/immunologie ok, hystéro ok, spermogrammes… Quatre lettres se profilent : OATS.

 

Février 2011 : IAC1, négative

 

Avril 2011 : IAC2, négative (Tu la connais l’histoire de Dr Connard qui te reçoit pour ton écho du 2ème contrôle mais oublie de te prescrire la prise de sang ?? Tu vas voir elle est trop drôle. Donc tu te pointes à son cabinet, il te fait l’écho, te demande ton résultat de pds, tu lui réponds le regard un peu vide et bête « Bah quelle prise de sang ? » -tu es encore niveau stagiaire en pma-, branle-bas de combat, on est vendredi, le résultat écho+pds aurait dû confirmer la date de l’IAC à lundi sauf qu’il te demande de faire cette foutue pds lundi justement, pds qui indique que tu as déjà ovulé -logique- et l’IAC a donc lieu le lendemain, mardi, tu te re-pointes avec le sperme préparé de l’homme, il y a 9000 spermatozoïdes, ça + le coup du report de l’IAC tu le sens moyen du coup, tu lui dis tes doutes et le mec te répond « Vous savez j’ai beau être fort il va falloir être de mon côté pour que ça marche. » et tu inaugures donc par la même occasion l’infinie litanie des « C’est dans la tête » & dérivés.) Adieu Dr Connard.

 


 

 

Fin avril 2011 : Consultation à trois chiffres d’un célèbre gynéco-psychosomaticien dont tu ne sais pas trop quoi attendre si ce n’est une qualité d’écoute, des conseils, mais le mec t’explique que tu y penses trop et que « finalement quand l’enfant est là, on se rend compte que ce n’était pas si long que ça ». Sans déc.

 

Mai 2011 : Début thérapie de couple, parce que tout ça c’est bien beau mais le couple en prend un coup.

 

Fin mai 2011 : Première consultation seule avec n°2, Dr Madame-Obsédée-de-la-tabacologie, qui te demande assez logiquement d’arrêter de fumer. Tout le temps de la consultation.

 

Mi-juin 2011 : Deuxième consultation avec n°2, l’homme est là, tu es fière de toi tu as arrêté de fumer, tu trépignes qu’elle te pose la question, elle ne te la pose pas, tu lui balances quand même l’info, ça ne lui fait ni chaud ni froid, elle a tout de même la présence d’esprit de demander d’autres examens à l’homme parce que ce spermo fluctuant c’est bizarre. (Vous êtes deux en consultation, c’est double prix !)

 

Juillet 2011 : Troisième consultation avec n°2, elle te demande si tu comptes t’arrêter de fumer, tu comprends que ça ne marchera jamais entre vous. Les examens de l’homme montrent un varicocèle, bingo !

 


 

 

Fin juillet 2011 : Embolisation du varicocèle en ambulatoire

 

Septembre / décembre 2011 : Alternance d’hypnothérapie (bien mais cher) et thérapie de couple (pas bien mais cher quand même)

 

Décembre 2011 / Janvier 2012 : La séparation. Joyeux Noël et bonne année de merde !

 

Mai 2012 : Première consultation avec n°3, « celle qui souriait tout le temps »(mais se foutait un peu de nous). On change encore de crèmerie pour se rapprocher de la maison et passer dans le public.

 

Octobre 2012 : IAC3, négative.

 

Mars 2013 : FIV1 annulée pour cause d’ovulation spontanée. Quatre mois que je l’attendais en trépignant cette fiv, la pilule passe mal.

 

Avril / mai 2013 : FIV1bis, ICSI, 21 ovocytes, 14 matures injectés, 2 (!!!) embryons dont 1 J2 transféré et 1 J3 congelé. Négative.

 

Juillet 2013 : TEC annulé car réponse trop forte au traitement et mauvaise communication avec le centre, c’est terminé avec eux.

 


 

 

Juillet 2013 : Première consultation avec n°4 « Magic L », très bon feeling, on prévoit le TEC chez eux.

 

Septembre 2013 : Déménagement de l’embryon congelé dans le nouveau centre (fait par nos soins, une balade en voiture surréaliste)

 

Fin septembre 2013 : TEC, négatif.

 

Septembre / décembre 2013 : de nouveau on se penche sur le cas de l’homme, il sera examiné sous toutes les coutures et une inflammation du col de la prostate sera découverte.

 

Décembre 2013 : 3ème passage sur le billard pour l’homme (qui commence à en avoir marre)

 

Mars 2014 : FIV2, IMSI, 17 ovocytes, 11 matures injectés, 8 embryons J3, 2 blastocystes J5 transférés tous les deux. Négative (pas de TEC).

 

Juin / Juillet 2014 : FIV3, IMSI, 19 ovocytes, 14 matures injectés, 10 (!!!) embryons J3, 5 blastos J5, 2 transférés, 2 vitrifiés (1 n’a pas tenu). Négative.

 

Septembre 2014 : TEC, 1 blasto J6 (en train d’éclore !). Négatif.

 

Février 2015 : TEC, 1 blasto J6 . Positif.

Beta HCG  :  12 février = 81  /  14 février = 179  /  16 février = 433

22 février : saignements, urgences, première écho, tout va bien

24 février : première écho officielle, 5sa+5, tout va bien…mais le sac et l’embryon -pas encore visible- semblent avoir environ 4-5 jours de retard

6 mars : deuxième écho officielle, 7sa+1, tout va bien…mais le retard se confirme, la taille -plus petite que prévue- et le rythme cardiaque -entre 60 et 85 bpm- ont beau être cohérents, on est pas dans le tempo…

20 mars : troisième écho officielle, 9sa+1, grossesse arrêtée peu après la deuxième écho

 

 

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2 réflexions au sujet de « Parcours »

  1. Jenn

    Bonjour,
    Je suis tombée sur ton blog en cherchant matricelab, et je dois te l’avouer, tes textes mon fait sourire.
    Ce dont j’avais bien besoin en ce jour
    Tellement vrais, je me suis reconnue presqueà chaque paragraphe..
    Puis j’ai vu dans ton parcours ton dernier post.. je suis désolée pour toi, vous. Je pense que cela doit être d’autant plus difficile quand ça marche, quand il s’occroche un peu mais pas assez.
    Je suis à la 3eme fiv, 1ère prise de sang positive et deuxième négative bien sure.. et je ne sais plus trop où je vais.
    As-tu continué le parcours Pma? Es-tu passé à autre chose ( voyage, bénévolat, tricot, ouverture d’un chenil..)

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    Répondre
    1. pennyenpma Auteur de l’article

      Je me rends compte que je laisse cet endroit en jachère. Je m’étais pourtant promis de revenir parler de la suite. Pour la faire très courte, après le dernier article que j’ai écrit il y a eu enfin la fiv positive, puis la fausse-couche version pas cool du tout (mais est-ce que ça peut être cool en même temps ?), puis la 4ème fiv de la loose, puis la rupture et le changement de vie radical. Aujourd’hui je suis célibataire mais je suis libre, je fais partie des 50% qui sortent du parcours pma sans enfant mais je ne suis plus infertile. Je le ferai cet article pour en parler de « l’après » ! Parce que je trouve ça important. Parce que même si on a tout donné et tant espéré parfois ça ne marche pas et que je trouve que ce genre de témoignages manque cruellement. Bien sûr c’est plaisant de lire les « accrochez-vous, vraiment, moi après x années d’un parcours très pénible je tiens enfin mon petit trésor dans mes bras alors ne baissez pas les bras, ça en vaut trop la peine. » (pardon si ça sonne aigrie, c’est pas le but), mais on se doute un peu que parfois ça marche et que ça vaut la peine de s’accrocher. Mais ça vaut peut-être la peine de ne pas y laisser sa santé mentale aussi quand ça ne fonctionne pas. Bon c’est un commentaire mais je m’emballe et ça ressemble à un début de brouillon d’article. Et j’avais dit que je la faisais courte. Je me souhaite encore des enfants bien sûr (et à toi aussi !) mais je me souhaite surtout l’amour et la paix intérieure et c’est un vrai soulagement d’arriver à être détachée et même souvent sincèrement heureuse des annonces de grossesses et des naissances autour de moi. Bref, rdv un de ces quatre pour mon tuto « Toi aussi réussis à continuer de vivre après l’échec définitif de la pma » ! Bisou

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